Première neige à Scotty Creek

Après la visite du site de Wrigley, Karoline et Manuel ont passé une semaine au bassin hydrographique Scotty Creek pour assurer un apport énergétique suffisant pour les deux tours et leurs installations tout au long de l’hiver et pour démonter l’équipement sensible, celui qui ne peut pas endurer les conditions hivernales difficiles typiques de ces hautes latitudes. Le début du voyage fut retardé d’un jour à cause d’une fine pluie verglaçante qui empêchait l’hélicoptère de décoller. Une fois arrivés au site, ils ont trouvé la forêt entièrement couverte de petits cristaux de glace.

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Berge de Goose Lake (Photo: Karoline Wischnewski)

Aussi, nos capteurs étaient couverts de glace, ce qui était facilement détectable par la faible qualité des données. Heureusement, Karoline et Manuel ont rapidement pu nettoyer les capteurs pour continuer à prendre de données de haute qualité. Une autre tâche fut l’amélioration du système d’alimentation électrique. La courte période de jour entre novembre et février demande des panneaux solaires de grande capacité et des bateries pour assurer la prise de mesure des variables météorologiques à haute fréquence continues. Notre première expérience au cours de l’hiver 2013/14 a révélé des points faibles du système d’alimentation électrique qui doivent être fixés.

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Instrument de covariance des turbulences avec de la givre (Photo: Manuel Helbig)

Karoline et Manuel ont aussi préparé l’installation pour une campagne de comparaison de capteur de covariance des turbulences la tour de 15m sur le plateau tourbeux qui aura lieu au printemps 2015. Comparé à la plupart des écosystèmes des latitudes moyennes, les flux de CO2 du printemps et de l’hiver à Scotty Creek sont relativement petits et la réduction des incertitudes des mesures et des biais dus à la performance des capteurs est un nécessaire pré-requis pour une interprétation écologique significative de ces données. Quelques sites n’on pu être visités puisque les lacs du site ne pouvaient être traversés à pied de façon sécuritaire.  Les lacs étaient couverts d’une mince couche de glace mais des trous d’Eau étaient toujours visibles. Certains jours, Karoline et Manuel pouvaient entendre la glace “travailler”. Apparemment, des tensions dans la glace produisent des sons indéfinissables qui pouvaient être entendus sur plusieurs centaines de mètres. Le paysage recouvert de neige avait l’air de se situer vers la fin de l’hiver mais en-dessous de la neige, de l’eau et la tourbière saturée rappelaient que le gel venait tout juste d’avoir lieu.